LE MAGAZINE GRANDES ÉCOLES ET UNIVERSITÉS : « Tout est question d’équilibre »

 

 

« TOUT EST UNE QUESTION D’ÉQUILIBRE »

 

Après 16 ans dans le monde impitoyable (et très masculin) de la finance, Goretty Ferreira a fondé il y a 3 ans l’Agence pour l’Entreprenariat Féminin et a initié BoostElles®, le premier programme d’accompagnement exclusivement destiné aux femmes actives (porteuses de projet, dirigeantes d’entreprise et top management). Rencontre.

 

LA MOTIVATION PRINCIPALE D’UNE FEMME QUI LANCE SA BOITE ?

Avant même de réussir : s’épanouir ! Porteuse de projet, femme active ou en reconversion, chef d’entreprise qui développe son business, top manager en pleine ascension de carrière : quel que soit son profil, elle veut pouvoir enfin s’accomplir comme elle l’entend, se sentir à sa place.

 

CONTRE QUELS FREINS LES AIDEZ-VOUS À LUTTER ?

Leurs propres croyances limitantes qui ont une répercussion directe sur leur confiance ou leur légitimité. Les raisons à cela peuvent être multiples : manque d’estime, difficultés à s’affirmer non-respect de ses propres limites… Le travail le plus important que les femmes ont à entreprendre est sans doute d’apprendre à mieux se connaitre. L’expression de son plein potentiel, de sa réussite mais aussi de son épanouissement et / ou équilibre repose sur la connaissance de soi : définir ses valeurs pour savoir aujourd’hui ce qu’on doit nourrir, les besoins auxquels on doit répondre et les limites qu’on ne doit pas dépasser : voilà ce qui permet de construire son propre projet de vie sur des fondations pérennes.

 

L’ÉQUILIBRE VIE PRO / VIE PERSO, LA QUADRATURE DU CERCLE POUR UNE ENTREPRENEUSE ?

Cette question d’équilibre sous-entend que les femmes auraient deux vies. Mais atteindre cet équilibre c’est justement comprendre qu’on n’en a qu’une !  Etre une wonder woman ce n’est pas forcément se lever à 4h du matin et être aux aurores en stilettos chez sa nounou. C’est avoir établi ses priorités et ne jamais les mettre entre parenthèses, que ce soit dans sa sphère personnelle, familiale, sociale ou professionnelle. Ne transiger sur rien, ne pas céder aux besoins ou envies des autres, ne pas mener la vie que les autres souhaiteraient qu’on mène.

 

VOUS ÊTES-VOUS DIT UN JOUR « SI J’ÉTAIS UN HOMME, ÇA SE PASSERAIT AUTREMENT » 

Jamais ! Mon éducation en est peut-être la raison. J’ai été élevée entre mon père et mon frère, des modèles qui m’ont toujours soutenue et dit de foncer. Être une femme ne m’a jamais desservie dans ma carrière. J’ai évolué dans un milieu très masculin certes, mais je ne m’y suis jamais sentie mal ou mise sur la touche…même en devenant maman. Bien sûr, il m’est arrivé de douter, d’avoir peur, mais j’ai toujours foncé. Mes peurs sont ma force !

 

FÉMINISTE EN 2017 : ENCORE UN GROS MOT ?

Je suis une féministe revendiquée, car nous devons continuer le combat de nos mères, de nos grands-mères voir de nos arrières grands-mères qui est loin d’être acquis. La problématique est la définition que l’on veut bien donner à ce terme. Etre féministe, ce n’est pas être une hystérique, une furie qui déteste et lutte contre les hommes. NON ! C’est au contraire agir pour l’équilibre femme / homme, pour l’égalité des droits et la liberté de tous dans un esprit de fraternité et de sororité.

Source : GRANDES ÉCOLES ET UNIVERSITÉS MAGAZINE • N°77 • NOV 2017 – Écrit par Clarisse Watine

 

Articles associés

Réagir à cet article